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Première partie :
Pourquoi l'horreur ?
A) Des Allemands humiliés par la Première
Guerre Mondiale
Les Allemands vaincus , lors de
la Première Guerre Mondiale , supportent mal le poids de la défaite et du Diktat (le traité de Versailles) de 1919 où l'Allemagne est rendue responsable de
la guerre :
art.
231 du traité : l'Allemagne reconnaît qu'elle et ses alliés sont
responsables (...) de toutes les pertes et de tous les dommages subis par les
gouvernements alliés en conséquence de la guerre (déclenchée) par
l'agression de l'Allemagne et de ses alliés.
art. 232 : les gouvernements alliés exigent (...) , et l'Allemagne en prend
l'engagement , que soient réparés tous les dommages causés à la population
civile et à leurs biens.
L'Allemagne doit donc payer le
mal qu'elle a fait à l'Europe par :
- le paiement des réparations de guerre
- des amputations territoriales
- la démilitarisation
De plus , les Allemands ont
envie de croire la propagande des généraux : "Nous n'avons pas
perdu la guerre , a-t-on vu un soldat allié sur le sol allemand ?"
. Ainsi , la trahison de la République de Weimar , qui a signé le traité de
paix , paraît d'autant plus forte.
B) L'Allemagne cherche un sauveur
6 millions d'Allemands au chômage
, un Deutsch-mark qui ne vaut rien , une misère incroyable sont les conséquences
de la crise économique de 1929 en Allemagne.
Un parti politique , le NSDAP
(parti national socialiste des travailleurs allemands) , et son chef , Hitler
(ancien caporal de la première guerre mondiale , blessé pour l'honneur de
son pays) proposent des soupes populaires et une vie meilleure pour tout le
monde.
C) Le sauveur de l'Allemagne est raciste
"Un
État qui , à une époque de contamination des races , veille jalousement à
la conservation des meilleurs éléments de la sienne doit devenir un jour
le maître de la Terre" A.Hitler Mein Kampf
Devenir le maître du monde ,
veiller à une race pure en éliminant les "parasites" , redonner
une grandeur à l'Allemagne en lavant l'humiliation du traité de Versailles ,
voilà les grandes idées d'Hitler publiées , dès 1924 ,
dans son livre Mein Kampf
D-Un projet à réaliser
*
"Ein Volk" : un Peuple
Hitler reprend les idées de DARWIN
sur l'inégalité des races. Il souhaite préserver la pureté de la race
aryenne en éliminant , ceux qu'il considère comme des
"sous-hommes" (les "untermenschen") : Juifs , Tsiganes ,
homosexuels , handicapés.
*
"Ein Reich" : un Empire
Hitler souhaite faire de
l'Allemagne une puissance mondiale. Dans ce but , l'Europe devient un espace
vital (Lebensraum) qu'il faut conquérir et annexer.
* "Ein
Führer" : un Chef
Après le coup d'État raté à
Munich en 1924 , Hitler souhaite prendre le pouvoir légalement , pour
faire tomber la république et installer en Allemagne un régime dictatorial.
E-Hitler chancelier
Hitler prépare le terrain pour
son accession au pouvoir grâce à la propagande et surtout à la violence
quotidienne dans les rues (qui oppose les nationalistes et les communistes).
Il prend la direction du NSDAP
(le parti nazi).
Dans ce climat de peur , les élections
de juillet 1932 voient la victoire du parti nazi. Le 30 janvier 1933 , le président
Hindenburg nomme Hitler chancelier.
En 1934 , à la mort du président
, Hitler devient Reichführer et met en place sa dictature :
- il élimine les opposants politiques , qui sont , dès 1934 , envoyés dans
les camps de concentration.
- il interdit les syndicats et les associations culturelles.
- il prépare son pays et son économie à la guerre.
- il fait éliminer les "Untermenschen"
Deuxième partie : les camps de
concentration
A-la mise en place des camps
Dès 1933 , le camp de
Dachau est mis en place pour rééduquer les opposants politiques , les
exclure de la société , en même temps que les autres indésirables.
La rééducation passe par le
travail et les mauvais traitements.
Les premiers détenus sont
d'abord des Allemands et des Autrichiens.
B-Pourquoi les camps
sont-ils de plus en plus nombreux ?
Entre 1938 et
1944 , les Allemands mettent en place un nombre impressionnant de camps situés
dans les territoires annexés au Reich comme Natzweiler-Struthof en Alsace et
de nombreux sur le territoire de l'ex-Pologne (comme Auschwitz).
En effet , il faut faire face
à l'afflux de nouveaux prisonniers politiques ou Juifs pourchassés dans les
territoires occidentaux par les Nazis.
C-Une position stratégique
Pour les Allemands , les camps
avaient deux fonctions essentielles : la déshumanisation et la rééducation
des prisonniers par le travail. Ces mêmes prisonniers deviennent donc une
main d'oeuvre gratuite. De ce fait , les camps sont construits près :
- des carrières (par exemple ,
à Mauthausen , le granit extrait sert à paver les rues de Vienne. Ce sont
les prisonniers qui travaillent de longues heures par jour sans repos et
remontent des blocs de plus de 20 kg le long d'un escalier de 186 marches)
- des centres industriels(comme
Dora) où les prisonniers sont loués par les S.S. à quelques industriels
sans conscience ni remords.
D-Deux sortes de camps
Dans le système
concentrationnaire nazi , il existe deux formes de camps :
*
les camps de concentration (Konzentrationslager : KL) surnommés les
"camps de la mort" où le déporté est condamné à mourir par le
travail forcé , le froid , la maladie , la faim , les mauvais traitements
....
L'augmentation du nombre de déportés
conduit les autorités nazies à prendre des mesures pour lutter contre la
surpopulation :
- par
la création de nouveaux camps
- par
la mise en place dans les KL d'un appareil de sélection et d'extermination :
A leur arrivée , les déportés passent un par un devant un médecin S.S. qui
effectue un "tri" ; les valides sont recrutés pour le camp tandis
que les vieillards , femmes , enfants et les plus faibles sont immédiatement
envoyés à la chambre à gaz car , selon Himmler , "dans un camp ,
il n'y a que des valides ou des morts , les malades n'existent pas".
Nouvelle étape vers l'horreur
à partir de 1942 , où la conférence de Wannsee , les dirigeants nazis décident
"la solution finale du problème Juif" , c'est-à-dire l'élimination
intégrale de tous les Juifs d'Europe ; d'où la mise en place des :
* camps
d'extermination où dès leur arrivée , les déportés sont immédiatement
gazés , puis leurs corps brûlés dans les fours crématoires comme à
Treblinka ou Sobidor.
Il reste à noter que certains
camps ont un statut particulier , comme Auschwitz-Birkenau et Lublin-Maidanek , qui
juxtaposent concentration et extermination.

Troisième partie : Survivre
à Auschwitz
Nous avons choisi Auschwitz
(camp mixte) pour étudier le fonctionnement d'un camp et les pénibles
conditions de vie des déportés : ce camp symbolise la folie meurtrière
des S.S.
1-AUSCHWITZ
Le complexe
concentrationnaire d'Auschwitz-Birkenau s'étend sur 40 km2 , il se compose
de 3 camps différents dont dépendent environ 40 camps annexes.
Dès février 1940 , la S.S.
décide d'installer dans les faubourgs de la ville polonaise d'Oswiecim
(Auschwitz en Autrichien) un camp de travail pour rééduquer les
"politiques". Rudolf Hess , qui prend la direction du camp , ne va
cesser de l'agrandir.
Auschwitz I est le camp
initial , qui va vite devenir trop petit pour les ambitions S.S.
Birkenau (Auschwitz II) est
construit à 2 km du camp principal après la conférence
de Wannsee .Il va servir de centre de mise à mort pour les Juifs ou les déportés jugés
inaptes au travail car trop faibles. 10 000 prisonniers soviétiques y sont
employés lors de sa construction.
Auschwitz III ou Monowitz ,
situé à 6 km à l'Est du camp principal , il est installé à côté du
site industriel de "Buna" dépendant de la firme IG Farben où
l'on cherche à produire du méthanol et du caoutchouc synthétique. On y
envoie les prisonniers les plus robustes.
2-L'arrivée au camp
Les
déportés arrivent directement à Auschwitz par la voie ferrée intégrée
au camp.
Le voyage a été très long et pénible , les Hommes
sont entassés dans des wagons à bestiaux pendant plusieurs jours. La faim
, la soif , le manque d'hygiène , le manque de place ... entraîneront
déjà une hécatombe parmi les rangs des "détenus".
Avant de rentrer les
prisonniers sont "triés" :
"On
déchargeait les wagons les uns après les autres. Ayant déposé leurs
bagages , les Juifs devaient passer devant un médecin S.S. qui décidait
pendant qu'ils marchaient s'ils étaient capables ou non de travailler. Ceux
qui étaient reconnus bons pour le travail , étaient immédiatement
conduits dans le camp par petits détachements.
Le pourcentage des capables s'élevait en moyenne à 25 ou 30 % du convoi ,
mais il était sujet à de fortes oscillations. Ainsi , par exemple , le
pourcentage moyen des Juifs grecs capables de travailler ne dépassait pas
15 %"
Les
3/4 des prisonniers sont dirigés vers la chambre à gaz. Les Nazis n'ont
aucun remords à exterminer des innocents comme les femmes et les enfants ,
ou les personnes de plus de 50 ans.
3-L'entrée dans le camp
A leur arrivée , les
prisonniers passent devant la porte d'entrée et le portique portant
l'inscription : "Arbeit macht frei"
(le travail rend libre). Tout de suite , ils prennent conscience de leurs
conditions de prisonniers : les miradors , les barbelés , les soldats armés
... sont là pour le leur rappeler.
A partir de là , les
prisonniers deviennent un numéro d'immatriculation cousu sur leur vêtement
ou tatoué sur le bras. cette pratique est utilisée dans le cadre de la déshumanisation
orchestrée par les Nazis : dès lors , l'Homme devient un "Stück"
(une pièce) et doit oublier son nom.
Certains anciens déportés témoignent
, comme Gustave Leroy dans son recueil de poèmes A chacun son dû
, nous vous présentons ici "Conseil à un
nouveau" :
Tu étais un Homme ?
Tu n'es plus qu'un numéro
Oublie otage ou héros ,
comment tu te nommes.
Les prisonniers portent également
un insigne en fonction du motif de leur arrestation et une initiale
indiquant leur pays d'origine.
4-le
camp des femmes
Les déportés sont détenus dans des Blocks en dehors
des heures de travail , les plus chanceux peuvent se réchauffer auprès
d'un poêle , mais bien souvent ils sont inexistants. Les prisonniers
dorment dans des châlits sur des paillasses qu'ils partagent avec deux ou
trois personnes. La faim les tenaille car les rations alimentaires sont
insuffisantes. A Buchenwald , par exemple , de janvier 1944 à janvier 1945
, les prisonniers reçoivent 500 g de pain , 25 g de margarine , de la soupe
(plutôt de l'eau bouillante) faite avec 10 g de viande et 10 g de graisse
par litre.Cette ration va diminuer au fur et à mesure que le nombre de détenus
va augmenter : en 1945 , ils ne reçoivent plus que 300 g de pain et
750 g de soupe par jour au lieu d'un litre.
A cela , s'ajoute le froid car ils ne possèdent que très
peu de vêtements à part leur sorte de "pyjama" rayé.
Malgré le rasage des cranes , le manque d'hygiène fait
proliférer les poux et autres vermines.
Ces hommes et ces femmes souffrant également du travail
forcé qui dure de nombreuses heures par jour , sans oublier les coups des
kapos qui les font avancer à coup de bâton. Le soir , le manque de confort
, les différentes souffrances et la volonté nazie d'épuiser ces corps déjà
affaiblis empêchent le sommeil d'être réparateur.
Yves Daniet et Claude-Francis Boeuf racontent cette vie
de misère dans Intermède (p 50) :
"Le camp , c'est
l'abrutissement , le renoncement à sa personnalité , l'impuissance
intellectuelle. Le camp ? Ce sont les cris , les brutalités , les scènes
d'horreur , la crasse , les puces , le pus et la merde. Le camp ? c'est le
froid , le froid encore , le froid toujours ..."
5-Le
camp des familles juives
Des familles entières ont été
déportées comme ici cette famille grecque
Après 1942 , elles sont
envoyées directement à la chambre à gaz pour mettre en place la solution
finale.
6-Le
camp des tziganes
Considérés comme des
asociaux puis comme une "sous race" , les tziganes sont , dès
1943 , exterminés dans le cadre de la solution finale
7-La
quarantaine
Pour éviter la propagation
d'éventuelles épidémies , les nouveaux arrivants passent quelques temps
en quarantaine où les conditions de vie sont très difficiles : la
faim , le froid , le manque de confort ... Les prisonniers s'entassent les
uns contre les autres par terre sur de petites paillasses. C'est le premier
contact , brutal , avec leurs nouvelles conditions de survie.
Encore une fois , seuls les
plus forts survivent.
8-l'hôpital
L'hôpital est aussi appelé
Revier ou block 10.
Il n'apporte aucun réconfort
aux malades qui pourtant en ont bien besoin. il devient un véritable
"mouroir" quand les pièces sont surchargées et que la nourriture
ou les médicaments manquent.
Les rescapés regagnent leurs
postes de travail dès qu'ils le peuvent.
Les malades ont une peur qui
les tenaille : devenir cobayes pour quelques immondes expériences médicales
, programme de stérilisation (surtout des "races inférieures") ,
essai sur la résistance des corps humains , inoculation de maladies virales
.... A Auschwitz , le docteur Mengele pratique des ""études""
sur les nains ou les jumeaux , qui se terminent malheureusement par la mort
de ses sujets d'étude.
9-le
magasin
Cheveux de déportés
Chaussures de déportés
Hitler et Himmler ont mis au
point un vaste de programme d'exploitation des prisonniers ; travail
forcé mais aussi récupération de leurs biens :
* les
bijoux , les dents en or ... sont fondus pour en faire des lingots.
* les
cheveux des prisonniers tonsurés sont destinés aux usines textiles (les
nazis comptaient en faire des chaussettes ou des matelas).
* les
cendres des déportés brûlés dans les fours crématoires servent
d'engrais.

Vêtements confisqués.
10-La mort au bout de l'enfer
Porte
de la chambre à gaz
Fours crématoires
Les plus faibles sont envoyés
à la chambre à gaz , qui est un simulacre d'une salle de douche.
Les déportés doivent se dévêtir
à coup de bâton pour aller plus vite. Les S.S. ferment les portes et
envoient un gaz mortel , le zyklon B , un puissant insecticide , par les
tuyaux à la place de l'eau.
Rudolf Hoess , commandant du
camp d'Auschwitz , apportera le témoignage suivant au cours du procès de
Nuremberg en avril 1946 :
"Je
dirigeai Auschwitz jusqu'au 1er décembre 1943 , et estime qu'au moins deux
millions cinq cent mille victimes furent exécutées et exterminées par les
gaz , puis incinérées ; un demi-million au moins moururent de faim ou de
maladie , soit un chiffre total minimum de trois millions de morts. Ce qui
représente environ 70 à 80 % de tous les déportés envoyés à Auschwitz.
Les autres furent sélectionnés et employés au travail forcé dans les
industries dépendantes du camp.
[...] Nous apportâmes une amélioration par rapport à Treblinka en aménageant
des chambres à gaz pouvant contenir deux milles personnes à la fois. Je me
décidai à employer le Zyklon B , un acide prussique cristallisé , que
nous introduisions dans la chambre à gaz par une petite fente. Il fallait
trois à quinze minutes pour tuer les hommes se trouvant dans la
chambre à gaz , selon les conditions climatiques. Nous constations qu'ils
étaient tous morts par le fait qu'ils cessaient de râler. Nous attendions
une demi-heure avant de rouvrir les portes pour enlever les cadavres. Notre
commando spécial s'emparait des bagues et des dents en or".
Les corps sans vie des déportés
sont ensuite menés au four crématoire pour éviter les épidémies et
chaque trace de leurs crimes abominables.
Quatrième partie :
L'ouverture des camps change le monde
A-Les marches de la mort
Les progressions des troupes alliées à l'intérieur du
Reich vers la fin de 1944 et le début de 1945 effraient les S.S. Ceux-ci ,
ne voulant pas laisser de traces derrière eux , ordonnent de tuer sur place
les déportés les plus faibles et d'évacuer les autres : des dizaines de
milliers de déportés sont lancés sur les routes en train , en camion mais
, le plus souvent , à pied sur des centaines de kms. A ces "marches de
la mort" , les nazis ajoutent un programme de destruction des chambres
à gaz et des crématoires.
B-Un procès pour juger les
coupables
Les vainqueurs décident de faire juger les responsables
de ces atrocités. Un procès se tient à Nuremberg du 14 novembre 1945 au
1er octobre 1946 , vingt-deux dirigeants nazis sont devant le tribunal pour
crime contre la paix , crime de guerre et crime contre l'humanité (volonté
d'assassiner , d'exterminer , de réduire en esclavage et tout autre acte
criminel commis contre toutes populations civiles pour des motifs politiques
, raciaux ou religieux). Ces hommes plaideront non-coupables.
Le tribunal rendra le verdict suivant :
- 12 condamnations à mort (
H.Goering , maréchal du Reich , chef de la Luftwaffe , Président du
Reichstag qui se suicidera en prison; J. Von Ribbentrop , ministre des
Affaires Etrangères ; A. Rosenberg , théoricien de la philosophie nazie
...)
- 4 emprisonnement à vie (R.
Hess adjoint d'hitler , jugé irresponsable en raison de son état mental
...)
- 3 peines de prison de 20 à 10
ans (A. Speer , ministre des armements)
- 3 acquittements (F. Von
Papen , chancelier du Reich avant Hitler , puis ambassadeur en Autriche et
en Turquie).
C-Les espoirs de la paix
Les atrocités de la Deuxième Guerre Mondiale font
prendre conscience à l'Homme de la nécessité de s'unir pour préserver la
paix et respecter les Droits de l'Homme , d'où deux actes importants à
mentionner pour cette après guerre :
- Création de l'Organisation des Nations Unies le 26
juin 1945 qui rappelle : "Nous , peuples des
Nations Unies , résolus à préserver les générations futures du fléau
de la guerre (...) à proclamer à nouveau notre foi dans les droits
fondamentaux de l'Homme ...".
- Le 10 décembre 1948 , proclamation de la Déclaration
Universelle des Droits de l'Homme mentionnant dans son article 1 : "Tous
les êtres naissent libres et égaux en dignité et en droits. ils sont doués
de raison et de conscience et doivent agir envers les autres dans un esprit
de fraternité". L'article 4 reconnaît
que "ne sera tenu en esclavage , ni en
servitude ; l'esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes
ses formes".
Ces deux textes porteurs d'espoir , serons , nous l'espérons
, bientôt respectés partout dans le monde.
D-Comment réintégrer la société
?
Après de maintes souffrances , ces hommes et ces femmes
meurtris doivent réapprendre à vivre malgré leurs souvenir , leurs peines
leur haine et un effort , souvent vain , pour pardonner. Cependant , jamais
ils n'oublieront ce qu'ils ont vécu.
Voyons ce témoignage d'une femme souffrant en même
temps que son mari : "il est revenu , mais
pendant des mois , il a senti la mort , sa chair en était imprégnée.
Quarante ans après , il lui arrive de crier et de se débattre au milieu de
la nuit , et pendant toute la durée de son cauchemar , il suinte la mort".
E-Le devoir de mémoire
Les survivants se sont donnés comme mission de témoigner
pour éviter à une nouvelle génération de connaître l'invivable. L'école
a la noble et primordiale mission de rejeter l'oubli et de faire vivre la mémoire
pour que les Hommes soient enfin des frères et agissent en tant que tel.
Pour que ces images ne tombent jamais dans l'oubli ...
Rédigé par THOMAS
Nathalie et David
professeurs d'histoire.
Les photos sont mises à disposition
par le musée de
l'holocauste à Washington
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